Ginkgopolis
Les rêveurs d’une planète consommée par ce prédateur qu’est l’humain seront satisfaits par ce jeu dont l’univers se résume à un vénérable arbre ancestral et au problème de l’économie des ressources.
Ginkgopolis, GS pour les intimes, propose de développer de nouvelles cités sur un espace raréfié et en harmonie avec la nature. Vous noterez la nuance, il s’agit de la « nature », pas de la « création ». Comme les ressources de la Terre sont épuisées, il va falloir faire vite face à ses concurrents pour accumuler assez de matériaux et faire les bons choix pour finir meilleur urbaniste. Faire les bons choix ? : agrandir la ville ou s’étirer vers le ciel.
Jeu de majorité et de placement de tuiles, ce sont les cartes qui donneront le sens de la partie, les joueurs pouvant même se spécialiser dans un type d’action. Les ressources sont sur les cartes bleues et rouges et les points de victoire sont sur les cartes jaunes. Les cartes circulent entre les joueurs et l’erreur serait de ne pas s’intéresser au jeu de son voisin… Ginkgopolis est finalement assez simple à jouer et s’il revient à lutter pour posséder le plus de bâtiments, les parties ne manquent pas de finesse. Idéal à 3 joueurs.
de 1 à 5 joueurs
à partir de 10 ans
45 min.
Plan social
de 2 à 6 joueurs
à partir de 12 ans
25 min.
Trollland
Dans Trollland, les gros vilains Trolls sont si attachés à leur pays qu’ils refusent de se mélanger avec des peuples qui ne leur ressemblent pas. Ainsi, le but du jeu est de reconduire à la frontière le plus d’étrangers possible, non pas avec des charters mais en charrettes. Vous l’aurez compris, le thème politiquement correct de Trollland ridiculise la défense de l’identité nationale. Sans surprise, les Trolls sont vilains, sales, stupides et incultes à l’opposé des Zelfs, Bimbos, Zoms, Nins et Gobs, des étrangers propres, beaux et cultivés. Vraiment, ces débiles de trolls ont tort de ne pas accepter des individus « issus de la diversité » et devraient adopter la « mixité culturelle ». Ce serait une chance pour Trollland ! Mais non, les joueurs ne vont pas l’entendre de cette oreille et vont se battre pour être le premier à faire démarrer la charrette. Gare aux perso qui ne seront pas expulsables, ils restent en centre d’accueil et ne valent que des malus à leur joueur.de 2 à 5 joueurs
à partir de 14 ans
40 min.
Megawatts
Gérer ses ressources d’énergie, ses centrales et alimenter le plus de villes, voilà les objectifs d’une partie de Megawatts. Les joueurs sont invités à développer leurs talents tactiques pour apprendre à ne plus gaspiller l’énergie… si rare il est vrai ! Dans Megawatts, chacun incarne un grand patron d’une entreprise de production d’électricité et doit développer son réseau d’alimentation en exploitant des sources d’énergie traditionnelles : pétrole, charbon, nucléaire, ou des énergies renouvelables et écologiques. Le joueur qui réussira à fournir en électricité le plus de villes possible gagnera la partie. Le thème de ce jeu, l’énergie, est un des principaux axes majeurs du politiquement correct qui nous fait avaler tous les jours des préceptes incontestables sur le réchauffement climatique et le bien-fondé des énergies renouvelables. Aussi, Megawatts suggère évidemment de sortir au plus vite du nucléaire, d’abandonner charbon et pétrole pour les éoliennes. Du point de vue ludique, Megawatts reste un excellent jeu de gestion, de stratégie et de tactique. Les joueurs expérimentés apprécieront son mécanisme complexe mais très bien huilé.De 2 à 6 joueurs
à partir de 14 ans
120 min.
Terra Ventura
Ce jeu propose d’incarner les grands explorateurs de la terre pour redécouvrir la Nature et la merveilleuse diversité culturelle des peuples qui l’habitent. Aussi, celui qui saura observer, apprendre, et rapporter le plus de richesses dans sa cale, gagnera la partie. Ainsi, les joueurs de Terra Ventura reprennent les parcours de Marco Polo, James Cook, Ferdinand Magellan, Francis Drake, Javier Francisco et Ibn Battûta avec les préceptes écolos du 21ème siècle bien sûr. On peut s’interroger pourquoi dans Terra Ventura des grands explorateurs comme Jacques Cartier, Hernán Cortés, Jean-François de Lapérouse, Vasco de Gama et même Christophe Colomb ne figurent pas ? Sans doute ne sont-ils pas politiquement corrects et doivent rejoindre les nombreuses oubliettes de l’histoire. L’éditeur Bioviva préfère de loin l’explorateur musulman Ibn Battûta, aujourd’hui honoré à Dubaï pour sa prétendue influence sur l’Europe. Par ailleurs, l’éditeur se revendique lui-même grand spécialiste scientifique de l’environnement, vante sa « démarche éco-citoyenne » militante et sa pédagogie qui « permet aux enfants d’être bien dans leur tête ». Le but du jeu ? S’enrichir !de 2 à 6 joueurs
à partir de 8 ans
60 min.